[Article initialement paru sur le site de Maires de France.]
« Le prochain mandat municipal sera au cœur des transitions et des urgences face à deux défis majeurs : la transition écologique et la transition démographique », a affirmé Christophe Bouillon, président de l’Association des petites villes, le 11 février, à l’occasion de la présentation d’un « Manifeste pour des petites villes plus bienveillantes 2026-2032 ». A l’approche des élections municipales, ce document propose aux maires « une ligne d’action pour la prochaine mandature » et se veut « dans un contexte national incertain (…), un repère et une boussole pour les futures équipes municipales » sans pour autant se substituer au débat démocratique local ou constituer un « programme électoral », souligne le maire de Barentin (76).
Développer les politiques de prévention sanitaire, lutter contre l’habitat indigne, agir contre l’isolement et la solitude des personnes âgées, réduire la fracture dans les usages du numérique, développer la mobilité, prioriser la rénovation thermique des bâtiments, inclure les personnes en situation de handicap, mutualiser les polices municipales en privilégiant la sécurité de proximité, requalifier les friches pour favoriser la construction de logements , la réindustrialisation et la redynamisation des centres-villes…, le « Manifeste » comporte de nombreuses « préconisations » assises sur une certitude : « le rôle essentiel des petites villes [2500-25 000 habitants], qui regroupent 26 millions de Français, dans le réarmement économique, social et démocratique du pays, affirme Christophe Bouillon. Dans un monde perçu actuellement comme malveillant, les habitants aspirent à une ville refuge et bienveillante ».
Problème, le futur mandat s’engage dans un contexte financier et institutionnel plus qu’incertain pour les nouvelles équipes municipales. « L’argent est le nerf de la guerre mais actuellement, c’est la guerre des nerfs [entre l’Etat et les collectivités] sur les finances locales », a résumé le président de l’APVF. Antoine Homé, maire de Wittenheim (68) et 1er vice-président de l’APVF, a tiré à boulet rouge sur les efforts demandés par l’Etat aux collectivités dans le cadre de la future loi de finances pour 2026 « dont le total s’élève à 2,8 milliards d’euros » auxquels s’ajoute notamment « la hausse de la cotisation des employeurs publics à la CNRACL, le gel de la dotation globale de fonctionnement (DGF) qui ne sera pas indexée sur l’inflation, et le coût des normes ». Les élus ont aussi déploré la baisse du fonds vert depuis plusieurs années « qui constitue un très mauvais signal pour la transition écologique et démobilise les élus dans leurs efforts ». L’APVF demande à l’exécutif de s’engager sur « des financements pluriannuels permettant de soutenir les investissements des collectivités sur la durée de la mandature car, actuellement, c’est le saut dans l’inconnu pour les futures équipes municipales », a souligné Christophe Bouillon.
Sur le plan institutionnel, la volonté du Premier ministre d’engager un nouvel acte de décentralisation (lire Maire info du 9 février) interroge les élus dans un contexte où « beaucoup de maires de petites villes ont le sentiment que l’Etat veut les supprimer, a souligné Christophe Bouillon. Or, l’Etat ne peut pas faire l’impasse sur les petites villes et doit au contraire nous faire confiance car nous sommes essentiels et nous l’avons montré à de multiples reprises lors de la crise des gilets jaunes et de la gestion du covid ». « Si le projet de décentralisation consiste à transférer des compétences aux collectivités sans les moyens, nous disons " non " », a résumé Daniel Cornalba, maire de l’Etang-le-ville (78), en évoquant la prise en charge par les élus du service public de la petite enfance (SPPE) depuis un an « que l’État reconnait n’avoir compensé qu’à 50 % de son coût pour les communes et EPCI ». Pour l’APVF, le nouvel acte de décentralisation doit en priorité « clarifier les compétences entre les niveaux de collectivités et l’Etat, notamment dans les domaines de la santé et logement », simplifier l’action publique et « s’accompagner d’un Etat fort dans les territoires, d’une déconcentration autour du préfet de département », a expliqué Daniel Cornalba.
Une fois encore la carte de France est ce matin presque entièrement jaune, orange ou rouge. Les vigilances sont « multifactorielles », ce qui signifie que des risques de natures différentes sont encourus : vigilance jaune « vent et crues » sur une large moitié nord et est du pays ; vigilance orange pour « vent, crues, pluie, inondations » sur ... ...
Le Sénat est habitué à des débats plus sereins. Pourtant hier, l’examen de la proposition de loi – soutenue par le gouvernement et auquel l'AMF a contribué – sur la lutte contre les installations illicites de gens du voyage a provoqué d’âpres débats entre, d’une part, la droite et le « bloc central » ... ...
Faut-il censurer le Dilico ? C’est ce qu’espère la gauche qui a déposé, en fin de semaine dernière et en ordre dispersé, deux saisines distinctes devant le Conseil constitutionnel concernant plusieurs mesures inscrites dans la copie finale du projet de loi de finances (PLF) pour 2026. D’un côté, celle des députés LFI, ... ...
C’est un texte sensible politiquement et très attendu qui a été enfin publié hier par le gouvernement. La stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc) a été détaillée à travers la cinquantaine de pages d'un document mis en ligne sur le site du ministère de l’Agriculture. Et ... ...
[Article initialement paru sur le site de Maires de France.] « Le prochain mandat municipal sera au cœur des transitions et des urgences face à deux défis majeurs : la transition écologique et la transition démographique », a affirmé Christophe Bouillon, président de l’Association des petites villes, le 11 février, à ... ...
Journal Officiel du jeudi 12 février 2026