Les vacances approchent, l’épidémie recule et, après 16 mois de confinements et déconfinements successifs, beaucoup ont des fourmis dans les jambes. Il sera possible de partir à l’étranger cet été, mais dans l’objectif d’aider le secteur du tourisme durement frappé par la crise, l’exécutif souhaite inciter un maximum de Français à rester en France.
Aides pour le tourisme en France
C’est depuis Saint-Cirq-Lapopie, dans le Lot, que le chef de l’État a dévoilé sa stratégie « Cet été, les vacances c’est en France ! ». Rappelant le rôle « majeur » du secteur du tourisme dans l’économie française, Emmanuel Macron a évoqué les difficultés vécues par les professionnels depuis 16 mois et les « 31 milliards d’aides » dont ils ont pu bénéficier. Les aides « continueront » (à hauteur de « 15 milliards environ » ). Mais le secteur va surtout faire l’objet d’un « nouveau plan de reconquête et de réinvention du modèle » : amélioration de la formation et de la qualification des professionnels, investissements dans « le tourisme vert et le tourisme patrimonial », « montée en qualité des infrastructures », montée en puissance d’une offre numérique « made in France », afin que ce ne soient pas des « plateformes étrangères » qui « captent la valeur ».
Le président de la République a également beaucoup insisté sur la question de l’emploi touristique : « Il y a plusieurs dizaines de milliers d’offres d’emploi dans ce secteur » qui ne sont pas pourvues. Une plateforme spécifique a été mise en place par Pôle emploi sur ce sujet, monemploitourisme.fr, qui permet à tout demandeur d’emploi de postuler à des offres mises en ligne par les professionnels et contacter ceux-ci en direct.
Autre initiative prise par l’exécutif : une aide exceptionnelle destinée à « 50 000 jeunes boursiers, alternants ou en service civique » âgés de 18 à 25 ans pour les aider à partir en vacances. Cette aide sera portée à « 90 % du coût du séjour », avec un plafond à 300 euros, pour des séjours entre les 2 juin et le 30 septembre. Cette aide est portée par l’Agence nationale des chèques vacances et, là encore, un site internet spécifique a été ouvert : depart1825.com.
Étranger : trois catégories de pays
Pour ceux qui prévoient de partir à l’étranger – qu’il s’agisse de vacances ou de déplacements professionnels – le gouvernement a dévoilé sa stratégie de réouverture des frontières, qui prendra effet mercredi 9 juin, jour du début de la nouvelle étape de l’assouplissement des mesures sanitaires.
Les différents États de la planète ont été classés en trois catégories : vert, orange et rouge. En l’état actuel des choses, et sous réserve d’une évolution toujours possible des chiffres de l’épidémie, il y a 16 pays « rouges », où la circulation vers lesquels il est « fortement déconseillé de voyager » (Afrique du Sud, Argentine, Bahreïn, Bangladesh, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Inde, Népal, Pakistan, Sri Lanka, Suriname, Turquie, Uruguay). Les pays « verts », où il n’y a pas de circulation active du virus, incluent l’espace européen, l’Australie, la Corée du sud, Israël, le Japon, la Nouvelle-Zélande et Singapour (rappelons que l’espace européen va au-delà de l’Union européenne, puisqu’il inclut par exemple la Suisse et l’Islande).
Enfin, la zone « orange » comprend tous les États qui ne sont ni verts ni rouges. En font partie la Grande-Bretagne, la Russie, le Canada et les États-Unis, la presque totalité du continent africain, la Chine…
Dans le document qu’il a publié (téléchargeable ci-dessous), le gouvernement donne toutes les règles en fonction des différentes zones, allant de déplacements presque totalement libres, vers les pays « verts », à l’obligation absolue d’attester d’un motif impérieux pour les pays rouges.
Outre-mer
Rappelons également quelles sont les règles, à ce jour, pour les déplacements vers et en provenance des territoires ultramarins. Depuis le 19 mai, il n’y a plus besoin de justifier d’un motif impérieux pour les déplacements entre la métropole et les îles de Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon (il faut en revanche un test PCR de moins de 72 heures). Le motif impérieux est encore en vigueur pour la Guadeloupe, la Martinique et Saint-Martin, mais disparaîtra mercredi 9 juin (test PCR obligatoire). Le motif impérieux va rester de mise pour La Réunion, la Polynésie (sauf pour les personnes vaccinées) et la Guyane.

