En 2022, le gouvernement annonçait son intention d’instaurer une « journée nationale de la résilience face aux risques naturels et technologiques » , le 13 octobre, mise en œuvre par toutes les parties prenantes (services déconcentrés de l’État, collectivités, associations et professionnels). Le but : « faire de chaque citoyen un acteur de sa propre sécurité »  et renforcer « la capacité de nos territoires à faire face aux crises ».

La cinquième édition de la Journée nationale de la résilience est portée conjointement par le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Transition écologique. Elle « se déroule tout au long de l’année avec un point d’orgue le 13 octobre 2026 ».

Préparer les citoyens : des outils à s’approprier tout au long de l’année

Concrètement, cette journée « encourage chaque citoyen à s’informer sur les risques présents à proximité de son domicile, de son lieu de travail ou de ses activités quotidiennes, mais également à adopter les bons comportements avant, pendant et après une crise » .

Le gouvernement rappelle à cette occasion l’existence de plusieurs outils que les élus et maires peuvent s’approprier et faire connaître à leurs administrés.

Parmi eux, FR-Alert est un « dispositif d’alerte et d’information des populations déployé sur tout le territoire national », en service « depuis fin juin 2022 ». Il permet de « prévenir en temps réel sur son téléphone portable toute personne en zone de danger d’un risque en cours et des comportements à adopter pour se protéger ».

Le gouvernement a aussi mis en place Vigicrues, « l’opérateur de la vigilance aux crues sur le réseau surveillé par l’État, soit plus de 26 000 km de cours d’eau » , qui « diffuse en temps réel l’état de la vigilance par cours d’eau selon quatre couleurs », avec des prévisions de crues « en certains lieux »  et des cartes de zones d’inondation potentielle.

Le portail Géorisques permet quant à lui « de s’informer sur les risques naturels, technologiques et miniers »  ; il s’adresse aux « collectivités, particuliers et experts »  et propose des « conseils pratiques »  pour se préparer. Enfin, le gouvernement encourage les citoyens à établir un Plan individuel de mise en sûreté (PIMS), « document pédagogique et opérationnel »  qui « guide chaque citoyen pour se préparer rapidement »  face à un risque naturel.

Trois exercices et des initiatives locales

« Partout en France, des milliers d’actions permettent de mieux connaître les risques naturels et technologiques, d’apprendre les bons comportements et de se préparer à une situation d’urgence » , peut-on lire sur le site du ministère de l’Intérieur.

Au niveau national, des exercices sont lancés « à la demande du président de la République » . Ils visent à préparer les préfectures à des « crises multiples impliquant notamment des menaces hybrides »  et doivent produire « un kit transposable »  à différents niveaux territoriaux. Ils se tiendront dans l’Hérault (dès novembre 2026), la Marne (mi-janvier 2027), puis en Auvergne-Rhône-Alpes (second semestre 2027). Le premier, qui aura lieu à Frontignan, dans l’Hérault, testera « la capacité des acteurs à répondre simultanément à plusieurs menaces »  (anti-drone, cyberdéfense, guerre informationnelle), avec un centre opérationnel « relocalisé »  pour vérifier la continuité de l’action de l’État.

Au niveau local, de nombreux événements sont organisés et répertoriés dans une carte interactive. Plusieurs exemples sont cités dans le dossier de presse. Dans le Cantal, un parcours de « six stands »  sensibilise familles et scolaires « de manière ludique »  aux risques naturels. Le SDIS de la Nièvre propose la RésiliRoom, une « reproduction immersive d’un logement »  pour « identifier les dangers du quotidien » . Dans le Finistère, trois rencontres pour seniors sont organisées pendant la Semaine Bleue autour des moyens d’alerte. La préfecture de Meurthe-et-Moselle entretient « la mémoire des inondations »  avec une exposition sur la crue de 2006 et une maquette 3D. Enfin, La Réunion se veut un « laboratoire de la résilience », avec une tournée dans le cirque de Mafate, un festival du film scientifique et un village de sensibilisation.

« Depuis son lancement, la Journée nationale de la résilience a donné lieu à plus de 40 000 actions sur l’ensemble du territoire », peut-on lire dans le dossier de presse. « Pour l’édition 2026, plus de 12 000 actions sont d’ores et déjà labellisées. » 

Collectivités, associations, entreprises, établissements scolaires et universitaires, organismes publics, services de l'État, citoyens, experts ou médias sont « invités à se mobiliser » . Il est possible pour les collectivités de déposer une demande de labellisation via la plateforme Démarche numérique jusqu’au 10 décembre 2026. Ce label, appelé « Face aux risques, agissons » , donne accès au « kit de communication officiel »  et, pour les actions « correctement localisées », à une visibilité sur la carte nationale. Les projets pourront également faire l'objet d'un soutien financier.

Un guide pratique à destination des collectivités est à consulter.