L’étude met l’accent sur la fracture qui existe entre jeunes diplômés et non diplômés : alors que les jeunes titulaires d’un diplôme du supérieur ne sont que 9% à être au chômage, ceux qui n’ont aucun diplôme sont chômeurs à 46%. Le diplôme reste donc, selon le président du conseil scientifique de l’Injep, Olivier Galland, « une protection extraordinaire contre le chômage ».
Selon Olivier Galland, une autre cause de ce fort taux de pauvreté dans la jeunesse est un accès « plus restrictif aux aides sociales ». La question est donc posée, à l’approche du Comité interministériel sur la politique en direction des quartiers pauvres, de la politique des pouvoirs publics pour endiguer la pauvreté dans la jeunesse. Valérie Fourneyron, ministre de la Jeunesse, a reconnu lundi dernier, à la publication de ce rapport, que « tous les indicateurs se dégradent » et qu’il y a une « impérieuse nécessité à agir ». Le gouvernement travaillerait, notamment, à un assouplissement des critères d’attribution du RSA pour les jeunes. Si, depuis le 1er septembre 2010, ceux-ci peuvent bénéficier du RSA, cela ne reste possible qu’à partir du moment où le postulant a travaillé au moins deux ans à temps plein dans les trois années précédant sa demande. Les jeunes n’ayant jamais eu accès au marché du travail sont donc pour l’instant exclus du dispositif.
Le rapport de l’Injep peut être acheté sur le site de la Documentation française.

