Bernard Cazeneuve dresse un premier bilan du plan sécurité outre-mer
Cette conférence, créée par le plan sécurité outre-mer, lancé en juin 2016 par Bernard Cazeneuve, alors ministre de l'Intérieur, a été l'occasion de « faire le bilan de ce plan, neuf mois après son lancement », a déclaré le Premier ministre, au côté de la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts. Ce plan « constitue une véritable première », selon le Premier ministre.
Selon une note du ministère de l'Intérieur diffusée en mai 2016, à Saint-Martin, en Guyane et en Guadeloupe, l’intensité des vols avec armes, et plus généralement des infractions violentes, était en 2015 « très forte rapportée à leur population ». Mayotte, quant à elle, « est confronté à un taux de cambriolages par logement bien supérieur à tous les autres territoires français ». Pour Bernard Cazeneuve, les efforts de lutte contre la délinquance et l'insécurité ont été « concentrés dans les territoires qui connaissent les difficultés les plus grandes », à commencer par Mayotte et la Guyane. « A Mayotte, pour lutter à la fois contre l’insécurité et l’immigration clandestine, 62 agents de police et 52 gendarmes ont été affectés » depuis la mise en place du plan en juin 2016, et « une antenne du GIGN y a été créée », a-t-il indiqué.
Pour la Guyane, où l'orpaillage illégal est en forte hausse, le Premier ministre a évoqué la création d'une zone de sécurité prioritaire (ZSP) à Saint-Laurent du Maroni, « officiellement lancée vendredi dernier », et d'une antenne de l’OCRTIS (Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants), au second semestre de 2016. « En Guadeloupe, à Saint-Martin et dans une moindre mesure en Martinique, la situation reste difficile, par exemple dans la lutte contre les trafics de stupéfiants ou l’insécurité routière même si des signes encourageants sont perceptibles », a estimé Bernard Cazeneuve. Il a affirmé suivre « avec beaucoup de vigilance (...) la situation en Nouvelle-Calédonie, où 53 policiers et gendarmes ont été affectés ou sont en cours d’affectation sur le territoire » et « où une brigade de prévention de la délinquance juvénile va être créée ».
Selon le ministère de l'Intérieur, l'augmentation des subventions versées aux collectivités calédoniennes pour la construction de casernes de gendarmerie a déjà été actée. Un rehaussement de 18 à 25 %, rapporte le ministère.
A noter que le gouvernement a décidé par ailleurs de rendre public le rapport de l’Inspection générale des finances et de celle de l’administration sur l’évolution des effectifs dans la gendarmerie et la police (lire article ci-dessous). (Avec AFP)

