Les sénateurs ont élargi aux communes de plus de 15 000 habitants en forte croissance démographique les possibilités données par le texte de déroger aux règles de l’urbanisme. Jusqu’ici, ces dérogations concernaient uniquement les zones urbaines continues de plus de 50 000 habitants, où la demande de logements surpasse largement l’offre. Il s’agit notamment de permettre à certains projets de s’affranchir des règles du plan local d’urbanisme (PLU), comme le nombre minimum de places de parking à construire dans un immeuble, ou la hauteur maximale d’un bâtiment, si c’est dans le but de l’aligner à une construction déjà existante – c’est-à-dire de combler une « dent creuse ».
Le Sénat a également précisé l’une des conditions qui doivent permettre de lutter contre les recours abusifs contre les projets de construction : il s’agit « en particulier (d’exiger) des requérants un intérêt suffisamment direct à agir ».
Les articles 2, 3 et 5 ont été votés conformes ; l’article 4, relatif à l’expropriation pour cause d’utilité publique, a été supprimé. « Cet article de précaution n’a plus de raison d'être, ces dispositions ayant été adoptées dans la loi Transports », a déclaré hier la ministre du Logement, Cécile Duflot, lors des débats.
Le texte doit désormais être examiné en commission mixte paritaire.
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