Selon la DGCL, qui publie une analyse des comptes administratifs des communes, leur exercice 2004 se caractérise par une légère reprise de la croissance du total des dépenses: +2,5% en euros courants résultant de leffet conjugué de la faible croissance des dépenses de fonctionnement et de laccentuation de la reprise de linvestissement direct en phase avec le cycle électoral: +12,4% par rapport à 2003. Léquipement brut augmente fortement en 2004, malgré la prise en charge par les groupements dune partie des compétences. Elle sexplique à nouveau par la mise en application des normes plus contraignantes en matière de sécurité et denvironnement, ainsi que par leffet de la hausse des prix dans le bâtiment et les travaux publics.
Le développement de lintercommunalité urbaine (les 4/5 des communes de plus de 10.000 habitants appartiennent à un groupement à fiscalité propre), avec la création des communautés dagglomération et des communautés urbaines à TPU depuis 2000, modifie profondément le paysage local. Les budgets des communes appartenant à ces groupements se trouvent bouleversés tant en niveau quen structure. Le transfert de compétences des communes vers ces groupements saccompagne parallèlement de transferts de charges et de ressources. La stabilisation en euros constants de la section de fonctionnement enregistrée en 2004 par les communes résulte du succès de ces structures.
Les dépenses courantes se stabilisent en euros constants du fait de la croissance modérée des frais de personnel et de la baisse des intérêts de la dette. Les recettes augmentent légèrement grâce à la progression des bases dimposition. Lautofinancement saméliore et finance ainsi en partie un niveau dinvestissement en progression très soutenue.
Malgré lamélioration de lépargne, la forte hausse de léquipement brut saccompagne dune hausse du recours à lemprunt en 2004. Cependant, le montant sétablit à un niveau équivalent au montant des remboursements de la dette et lencours de la dette en fin dexercice reste stable. Son poids relatif par rapport aux recettes de fonctionnement diminue.

