Armement des policiers municipaux en Nouvelle-Calédonie : déblocage promis fin février
Sonia Lagarde a « rappelé » au ministre de l’Intérieur que les polices municipales de Nouvelle-Calédonie, « contrairement à leurs homologues métropolitains et polynésiens », ne sont « toujours pas autorisées à porter des armes de défense de catégorie C » (c’est-à-dire, en l’espèce, les armes à feu tirant des projectiles non métalliques, type « flash ball » ). Déjà interpellé sur ce point, le ministre de l’Intérieur avait répondu, en novembre, que « deux conditions » devaient être réunies pour sortir de cette situation : l’accord du Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie et la formation des personnels.
Depuis, « rien n’a bougé », déplore Sonia Largarde, qui dénonce une situation non seulement « discriminatoire et confuse », mais aussi particulièrement dangereuse : « La vente d’armes est (aujourd’hui) libéralisée en Nouvelle-Calédonie, alors que nos policiers municipaux ne disposent toujours que de tonfas et de bombes lacrymogènes pour assurer leur sécurité ! »
Bernard Cazeneuve a lui-même répondu à la question de la députée, d’une manière qu’il a voulue « claire » : « Aux termes de l’article L 511-5 du Code de sécurité intérieure, l’armement des polices municipales suppose un accord entre la préfecture et les collectivités locales qui souhaitent armer leur police », a expliqué le ministre. Cette convention étant « en train d’être mise en place », les conditions d’autorisation d’armer les polices municipales de Nouvelle-Calédonie « sont donc réunies ». Il faut à présent « un décret en Conseil d’État », qui a été rédigé par les services du ministère, a assuré le ministre, et fait aujourd’hui l’objet « d’ultimes concertations ». Il doit également recueillir « l’assentiment » des collectivités locales, ce qui ne devrait poser aucun problème. « Dès que ce sera le cas, le décret pourra être publié, à la fin du mois de février ».

