Selon la Banque postale, les investissements des collectivités locales sont peu dynamiques
Côté dépenses, la Banque postale confirme que les collectivités font preuve de sagesse : les dépenses ont augmenté plus faiblement que l’année précédente (2,7% contre 3,1% en 2012). Mais les recettes n’ayant augmenté que de 2%, « l’effet ciseau demeure ». L’endettement, enfin, progresse lui aussi plus faiblement que les années précédentes. En 2013, « les collectivité devraient utiliser davantage leur trésorerie et réduire leur recours à l’emprunt nouveau ». L’encours de la dette devrait cette année progresser de 2,3% « pour atteindre en fin d’année 167,2 milliards d’euros ».
Pour l’avenir, la banque craint une atonie durable du niveau d’investissement : elle estime que cette année 2013 marque peut-être « les prémices d’une nouvelle donne en matière de finances locales ». « Si la poursuite des efforts de maîtrise des dépenses courantes paraît s’imposer dans la construction des budgets à venir, conclut la Banque postale, il est à craindre que les dépenses d’investissement servent d’ultime variable d’ajustement aggravant de fait les baisses « classiques » observées lors des deux premières années des mandats municipaux et intercommunaux. »

