Philippe Martin invente la « social-écologie »
Au chapitre des annonces, Philippe Martin a donné quelques détails sur le calendrier des mois à venir : à l’instar du président de la République et de son « pacte de responsabilité », il souhaite conclure un « pacte de responsabilité écologique », qui s’appuiera d’abord sur la « modernisation du droit à l’environnement » – dossier sur lequel travaille actuellement le sénateur du Val-d’Oise Alain Richard. Autre question jugée prioritaire par Philippe Martin : la qualité de l’air. Il a annoncé qu’une table ronde serait « bientôt organisée » sur ce sujet avec les collectivités locales, « qui jouent un rôle important en la matière ».
Le ministre a également confirmé que la très attendue réforme du Code minier serait déposée au Parlement « au printemps ». Il a profité de l’occasion pour répéter que la position du gouvernement n’avait pas changé sur la question de l’exploitation des gaz de schiste. La question a en effet brutalement ressurgi hier, avec la publication par le Canard enchaîné d’une information selon laquelle Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, s’apprêterait à publier (après les municipales, pour ne pas provoquer un casus belli avec les écologistes) un rapport prônant de reprendre à titre expérimental l’extraction des gaz de schiste, grâce à une nouvelle méthode n’utilisant pas la fracturation hydraulique. Mais Philippe Martin, bien que nuancé, a été clair, hier : « Pouvons-nous nous permettre d’exploiter de nouvelles énergies fossiles, fortement émettrices de CO2, alors que nous nous sommes fixés comme objectif de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et de réduire notre consommation d’hydrocarbure de 30 % à l’horizon 2030 ? La réponse me semble être dans la question. »

