Pour Gilles de Robien, ministre en charge de lEquipement, le code de lurbanisme présente aujourdhui une complexité qui handicape les opérations d'aménagement et de construction.
Le ministre, qui a donné de nombreux exemples dincohérence dans la réglementation du permis de construire et des autorisations de travaux lors de sa conférence de presse de la semaine passée, vise donc à : faciliter l'acte de construire pour les citoyens ; améliorer la qualité ; simplifier l'instruction pour les communes et les services de l'Etat.
Le projet de loi habilitant le gouvernement à légiférer par ordonnance sur les autorisations d'urbanisme devrait être débattu au Parlement mercredi 9 juin.
Le projet d'ordonnance lui-même sera présenté avant la fin de l'année.
C'est à l'article 13 du projet de loi "habilitant le Gouvernement à simplifier le droit" que sont prévus les axes principaux de la réforme envisagée pour les autorisations durbanisme.
Les principales mesures envisagées.
-Simplification des démarches : nouveaux formulaires ; garantie d'un délai d'instruction fiable ; extension du champ d'application des simples déclarations.
-Diminution du nombre des autorisations en regroupant celles dont les objets sont voisins, par exemple :
- déclaration de clôture, autorisation pour installations et travaux divers et déclaration de travaux ;
- autorisation spéciale de travaux des secteurs sauvegardés et permis de construire ;
-Suppression des procédures inutiles. Par exemple, toutes les installations temporaires (chapiteaux, etc.) pourraient sortir du champ des autorisations d'urbanisme et être soumises au simple pouvoir de police du maire.
-Clarification du champ des procédures, en regroupant les opérations dans trois catégories bien distinctes et clairement identifiées :les opérations qui ne sont soumises à aucune procédure et à un simple contrôle de police ; les opérations qui sont soumises à simple déclaration ; les opérations qui sont soumises à autorisation préalable.
-Définition du contenu du projet architectural et paysager des lotissements et articulation avec le volet paysager des permis de construire pour encourager la qualité des lotissements sans alourdir les procédures.
-Réduction des risques de contentieux et des conséquences des illégalités de pure forme.
- Meilleure précision des délais d'instruction et de recours.
- Suppression des courriers inutiles. Par exemple, l'administration doit aujourd'hui écrire à chaque demandeur pour l'informer que son dossier est complet et pour lui notifier le délai d'instruction, à l'avenir elle n'aura à écrire que dans le cas où le dossier sera incomplet ;
- Amélioration de l'articulation de l'instruction des autorisations d'urbanisme avec les autres autorisations ;
- Réaménagement des modalités de contrôle à la fin de la construction : par exemple en donnant plus de valeur à la déclaration d'achèvement de travaux, qui pourrait se substituer à l'actuel certificat de conformité, sans remettre en cause la possibilité de contrôle, par la commune ou l'Etat, du respect des règles d'urbanisme ou de construction.</s

