Aux interrogations des collectivités sur la pérennité des financements de l’État et du Feder et aux conséquences potentielles de la réforme territoriale s’ajoutent en effet l’impact des restructurations en cours dans le secteur des télécoms. Le rapprochement entre SFR et Numéricâble, qui doit encore être examiné par l'autorité de la concurrence et l’Arcep pour devenir effectif, interpelle ainsi vivement les collectivités : respect des engagements de SFR à déployer dans les communes où il s'y est engagé, devenir de la technologie FTTH face à un opérateur qui privilégie une technologie utilisant du cuivre sur les derniers mètres, appétence des opérateurs pour utiliser les RIP... les interrogations sont nombreuses. Arnaud Montebourg, le ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique s’est voulu rassurant sur tous ces points : il a réaffirmé la volonté du gouvernement d’atteindre « 80% de la population raccordée à la fibre optique à domicile en 2022 » et a promis « d’utiliser toutes les voies légales possibles pour obliger les opérateurs à respecter leurs engagements de couverture ».
Coté financements, Axelle Lemaire, secrétaire d’État au Numérique a annoncé une « sanctuarisation des financements » affectés par l’État au très haut débit. Elle a aussi rappelé la nécessité de travailler en parallèle sur le développement des usages numériques, mission qui sera au cœur de la future agence nationale du numérique.

