Mariage pour tous : création d'un groupe de travail AMF-Chancellerie
Tout en confirmant à la ministre que « les maires et leurs adjoints investis de la confiance de leurs concitoyens sont aussi, en leur qualité d’officiers d’état civil, des agents de l’Etat, placés sous l’autorité du procureur de la République, et qu’ils sont chargés d’appliquer les lois de la République », les représentants de l’AMF ont aussi « fait état de la diversité des opinions sur ce sujet et des cas de conscience de certains maires, en particulier du fait des conséquences sur le droit de la famille engendrées par ce texte », indique un communiqué de l’association publié à la suite de cette rencontre.
L’AMF a proposé à la ministre « des modalités susceptibles de concilier respect de la loi et respect des consciences des élus ». Parmi les pistes évoquées figurent l’élargissement des cas de délégation pour la célébration du mariage ou la possibilité de réquisition d’un maire par le procureur en cas de refus collectif. « Ces pistes constructives peuvent permettre de trouver une solution d’apaisement sur ce sujet délicat », estime l’AMF qui a annoncé hier qu’elles allaient « être étudiées dans le cadre d’un groupe de travail que la Chancellerie va mettre en place prochainement, en y associant l’AMF ». Ce groupe de travail devrait aussi permettre de traiter des conséquences pratiques des futures dispositions sur les services d’état civil, mais aussi des améliorations à apporter aux règles actuelles sur le lieu de célébration du mariage ou encore la lecture de certains articles au moment de la cérémonie.

