En 2015, les Français gagnaient en moyenne 20 300 euros par an
L’Insee observe également que le taux de pauvreté est resté stable en France en 2015 par rapport à 2014, concernant 14,2 % de la population, soit 8,9 millions de personnes. Les personnes touchées sont celles vivant en-dessous du seuil de pauvreté monétaire de 1 015 euros par mois, seuil égal à 60 % du niveau de vie médian de la population. Le taux de pauvreté enregistré en 2015 est supérieur de 0,2 point à celui de 2014, mais cet écart n'est « pas significatif d'un point de vue statistique », note l’institut.
« Fait notable » de 2015, l'intensité de la pauvreté a, selon l’Insee, diminué. La moitié des personnes pauvres avaient ainsi un niveau de vie inférieur à 815 euros par mois, (19,6 % de moins que le seuil de pauvreté), alors qu'en 2014, elles avaient un revenu inférieur à 807 euros par mois (20,1 % de moins que le seuil de pauvreté d'alors, de 1 010 euros par mois). Ces chiffres s’expliquent « essentiellement » par des hausses de prestations sociales, comme la majoration de 9 % du complément familial versé aux familles nombreuses les moins aisées ou encore la nouvelle revalorisation de 2 % du revenu de solidarité active (RSA). La pauvreté reste « très liée au statut d'activité » : 37,6 % des chômeurs sont pauvres, contre 17,3 % des indépendants et 6,5 % des salariés, l'Insee recensant par ailleurs un peu plus de 7 % de retraités pauvres.
Plus généralement, le niveau de vie médian de l'ensemble de la population, de 20 300 euros par an, a poursuivi la stagnation observée depuis le début de la crise en 2008 malgré une légère augmentation.
A l’autre bout de l’échelle, le niveau de vie des 10 % les plus aisés (au-dessus de 37 510 euros par an) est reparti à la hausse après trois années de baisse. Le rapport entre les niveaux de vie des 20 % les plus aisés et ceux des 20 % les plus modestes reste stable, indique enfin l’institut.
Télécharger l’étude de l’Insee.

