Quelques jours à peine après la promulgation de la loi, l’ARS d’Île-de-France est donc la première à aller aussi loin dans la démarche. Cela ne signifie pas que les autres soient en retard ou que l’ARS d’Île-de-France soit plus autoritaire – ce qui était la crainte, un temps, des acteurs de terrain et notamment des élus locaux. En Île-de-France, ces acteurs de terrain ont été au cœur de la réflexion depuis près d’un an, explique le délégué régional de la Fédération hospitalière de France d’Île-de-France, revendiquant être à l’origine de ce travail. Cette carte est donc le fruit d’un travail de concertation, associant les présidents des conseils de surveillance des différents hôpitaux – des postes souvent tenus par les maires. Il reste toutefois des questions en suspens, portant sur au moins trois groupements, qui restent donc à trancher.
Dans toutes les régions, les GHT devront s’inscrire dans le projet régional de santé. En Île-de-France, l’ARS a d’ores et déjà fixé 8 objectifs prioritaires. Chaque GHT « devra établir, parmi ces objectifs, quelles sont ses priorités et y apporter une réponse dans le cadre de son PMP ». S’amorce donc aujourd’hui ici le travail plus concret d’élaboration du projet médical partagé. L’ARS Île-de-France « préconise la constitution d’un comité de préfiguration par les établissements concernés. Elle insiste par ailleurs sur la nécessité d’impliquer les autres structures médicales et médico-sociales du territoire ». Un conseil qui sera certainement similaire dans les autres régions où, semble-t-il, la concertation a jusque-là été plutôt de bonne qualité. Auditionnée par la mission ministérielle chargée de la mise en oeuvre des GHT, l'AMF avait insisté pour que les maires soient « étroitement associés » à l'élaboration de ceux-ci, considérant qu'un établissement hospitalier « n'était pas une entité complètement indépendante mais bien ancrée dans un territoire ».
(1) Loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

