Vidéoprotection: l'aide aux communes pourrait être réduite d'un tiers en 2013
Il n’y aura « pas de rupture », seulement « quelques inflexions, car la vidéoprotection est un outil efficace et utile en terme d'élucidation et de prévention », a t-il toutefois ajouté. Selon lui, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est d'ailleurs « personnellement beaucoup investi » dans ces questions.
Le budget étant réduit, « à nous de l'utiliser intelligemment, de manière efficace », a continué le préfet. En 2010, puis en 2011, la part des crédits du FIPD réservée à la videoprotection avait déjà été de 30 millions d’euros sur une enveloppe totale de 50 millions.
Dans une circulaire adressée aux préfets le 31 octobre dernier, le ministère de l'Intérieur a précisé le futur périmètre des projets aidés, « en privilégiant ceux situés dans les zones de sécurité prioritaires portés par les communes ». Alors que jusque là, les projets étaient tous aidés à hauteur de 40%, les projets « ZSP » le seront à 50%. En revanche, les autres le seront « à un taux un peu inférieur aux années précédentes », entre 20 et 40%.
« Notre problématique n’est plus de développer des caméras à tout crin », a déclaré Jean-Louis Blanchou, expliquant que la priorité serait dorénavant de choisir les projets « les plus qualitatifs, les plus efficaces ». Autre nouveauté : alors que jusqu'ici, seul le préfet de département décidait d'allouer cette aide à une commune, dorénavant, le ministère va « faire intervenir les directions générales de la gendarmerie et de la police nationale pour comparer l'intérêt » des projets.
Le ministère devrait désigner d'ici quelques jours un cabinet pour réaliser, durant 18 mois, une évaluation de la vidéoprotection en France, avec « ses acquis et ses limites ».
Télécharger la circulaire du 31 octobre 2012.

