L’association n’est pas plus satisfaite du léger report du transfert automatique des compétences eau et assainissement, même si selon elle ce report confirme « l’impossibilité » qu’il y a à vouloir en même temps redessiner la carte intercommunale et transférer des compétences.
« Mesures technocratiques », « schémas tentaculaires », « mépris de la proximité », « erreur stratégique majeure » … les mots de l’association sont durs – à la mesure de l’exaspération qui pointe chez les maires de très nombreuses communes. L’AMF se dit donc « déterminée à amplifier la mobilisation » et rappelle qu’elle « donne rendez-vous aux Français le 19 septembre prochain pour manifester leur soutien à ce patrimoine commun qu’est la commune ».
L’Association des petites villes de France, dont le président, Olivier Dussopt, est également rapporteur du projet de loi Notre à l’Assemblée, a également réagi, de manière plus partagée. Certes, l’association « regrette vivement » le rétablissement « du principe du suffrage universel direct des conseillers communautaires » – principe auquel Olivier Dussopt était d’ailleurs opposé. L’APVF dit son attachement à la « désignation par fléchage » actuellement en vigueur. En revanche, l’association se « félicite vivement » du délai accordé aux communes pour le transfert des compétences eau et assainissement aux EPCI. Concernant la question des transferts de compétence en général, l’APVF rappelle sa position : « Le pragmatisme doit prévaloir et (…) ces transferts ne doivent s’opérer que dans les domaines où l’intercommunalité est incontestablement mieux à même d’intervenir que les communes membres. »

