« Demain, dans dix ans, 30% de la population aura plus de 60 ans, et le temps de la retraite sera de 30 ans en moyenne. Ce n'est pas une vie à occuper mais à accomplir », a déclaré la ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, Michèle Delaunay, venue annoncer aux élus locaux et professionnels des CCAS que « son projet de loi (autonomie) était prêt pour être ouvert à la concertation et à une épreuve plus difficile, les arbitrages ». La ministre a évoqué quelques mesures. Certaines déjà connues dans leur intention comme l'introduction d'un « peu de régulation dans les tarifs » des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes pour « faciliter leur accès aux classes moyennes ».
Pour l'aide à domicile, la ministre veut « aller plus loin dans sa refondation », en revoyant son « modèle économique » car « il n'est plus viable » et souhaite privilégier « le service public ». Le projet devrait également permettre de « soutenir et améliorer » les logements foyers, considérés par la ministre comme « les maisons de retraite de demain ». Autre ambition affichée : la création d'un « service civique senior » pour développer « l'utilité sociale » des personnes âgées, « le meilleur moyen de prévention du vieillissement et de lutte contre l'isolement ». Mais sur ce point, l'arbitrage ne semblait pas du tout acquis.
Le projet de loi devrait être présenté d'ici la fin de l'année en Conseil des ministres, pour un examen parlementaire « courant 2014 » a précisé, en aparté, la ministre.

