Le gouvernement s'attaque aux normes
Rappelons le principe édicté par le président de la République : non seulement les projets de textes réglementaires doivent désormais faire l’objet d’une évaluation destinée à apprécier leur impact sur les collectivités ; mais en outre, « un moratoire est appliqué aux textes imposant aux collectivités territoriales des contraintes qui ne trouvent pas leur origine dans une norme supérieure ».
Première mesure : « Une norme créée, une norme supprimée ou allégée ». La circulaire précise qu’un nouveau texte « créant des charges pour les collectivités territoriales » ne pourra être adopté que s’il s’accompagne « d’une simplification équivalente ».
Par ailleurs, l’évaluation de l’impact des projets de textes va être « étendue » et « simplifiée ». Cette évaluation fera l’objet « d’une fiche d’impact synthétique unique », permettant de « vérifier les bonnes pratiques ». Il a été notamment décidé (lors du Cimap du 2 avril dernier), de ne pas « surtransposer », c’est-à-dire ajouter aux directives européennes des règles plus contraignantes en les transposant dans le droit français.
La circulaire demande également que « l’évaluation financière » d’un nouveau règlement soit « correctement renseignée ». Les études d’impact, ainsi que l’évaluation du coût des normes, seront rendus publiques.
Une deuxième circulaire parue le même jour, adressée aux ministres, exige que soit mis « résolument » en œuvre « un nouveau mode de relations avec les services déconcentrés », c’est-à-dire en particulier les préfets. Rappelant que « l’abondance des circulaires produites par les administrations centrales de l’État » (3 500 pages produites depuis le mois de janvier !) ne va pas vraiment dans le sens du « choc de simplification », le Premier ministre demande que l’usage de la circulaire soit désormais exclusivement réservé « à la diffusion d’instructions pour la mise en œuvre d’une politique publique », et qu’elles n’excèdent pas, chacune, un volume de 5 pages.
Jean-Marc Ayrault appelle également les ministres à utiliser systématiquement « les outils intranet » pour diffuser leurs « recommandations, éclaircissements et précisions ». Enfin, dans le but d’une meilleure information du public, « chaque ministère doit veiller à proposer sur son site internet un service d'informations actualisées et indexées pour les moteurs de recherche » sur tout nouveau texte présentant un impact.
Télécharger la circulaire relative à la mise en œuvre du gel de la réglementation.
Télécharger la circulaire relative à la simplification administrative et au protocole des relations avec les services déconcentrés.

