« Le gouvernement a clairement fermé la porte à la proposition de loi Mézard (qui prévoyait de repousser le délai d’un an – NDLR – lire Maire info du 25 février). La mise opérationnelle des schémas se fera le 1er janvier 2017 », lui a répondu Estelle Grelier. L’occasion pour elle de lister à nouveau les « souplesses d’application » à la loi Notre proposées aux élus par le gouvernement pour faciliter la mise en place de la nouvelle carte intercommunale. La première concerne la mise en place d’un PLUI à la nouvelle échelle intercommunale lors d’une fusion entre EPCI dont certains n’en sont pas dotés au moment de la fusion. La disposition intégrée dans le projet de loi égalité et citoyenneté laisserait un délai de cinq ans aux EPCI fusionnés pour se doter d’un PLUI. Deuxième souplesse promise : le lissage du taux du versement transport ne serait plus de cinq ans mais de douze ans, la mesure devant figurer dans le PLF 2017. Estelle Grelier a également annoncé l’envoi prochain aux préfets d’une circulaire commune à la DGCL et à la DGFIP. Celle-ci devrait notamment « apporter une avancée » sur la question du financement des ordures ménagères en cas de fusion. Les nouvelles intercommunalités pourraient ainsi « faire cohabiter la TOM (taxe sur les ordures ménagères) et la ROM (redevance sur les ordures ménagères) pendant cinq ans », a détaillé la ministre, rappelant que les textes actuels prévoyaient une systématisation de la TOM.
« Nous avons identifié les sujets potentiellement bloquants. Plus rien ne s’oppose à une mise en œuvre des schémas au 1er janvier 2017 », a insisté Estelle Grelier. Elle a redit également que le gouvernement préconisait aux préfets « un usage extrêmement modéré du passer-outre », évoquant un seul cas où il devrait s’appliquer : celui d’une nouvelle proposition des élus faisant repasser un EPCI sous le seuil des 15 000 habitants.

