La politique de la ville figure désormais au titre des compétences obligatoires des intercommunalités urbaines mais aussi pour les communautés d’agglomération qui ont eu à en définir jusqu’à l’année dernière l’intérêt communautaire. Désormais, dans le paysage territorial, l’intercommunalité a la charge de participer à la définition des enjeux stratégiques du développement du territoire, a fortiori pour les territoires d’exclusion. Un colloque organisé par la Délégation interministérielle à la ville (DIV) se tiendra le 21 mars prochain à Paris et sera l’occasion de rendre compte des résultats de l’étude qu’elle a réalisée en 2006, avec la collaboration du CNV, de la Direction générale des collectivités locales (DGCL), de la Délégation interministérielle à la compétitivité des territoires (DIACT), et avec le soutien des associations d’élus -dont l’Association des maires de France. Une étude réalisée en partie sur la base d’un questionnaire adressée à tous les EPCI concernés par la politique de la ville. Le législateur a induit une série de problématiques nouvelles pour les agents de l’État, les élus, et les professionnels de la politique de la ville. Le colloque permettra de répondre à plusieurs questions majeures. Comment interpréter, dans son principe, cette «nouvelle» compétence ? Comment la faire vivre au quotidien dans un partenariat déjà complexe ? Quel système de responsabilité et quel contrôle de légalité appelle cette novation juridique et politique ? L’institution communautaire est-elle condamnée à devenir une super-structure ou au contraire doit-elle devenir une instance politique et administrative légitimée par sa capacité à faire plus et mieux de solidarité dans la ville?