Démission du gouvernement « dans la journée » avant un « remaniement technique »
« Dans les jours qui viennent, un nouveau gouvernement sera constitué sous l'autorité, je pense, d'Edouard Philippe », a ajouté le porte-parole du gouvernement qui a évoqué « un remaniement dont je pense qu'il ne sera pas d'ampleur, un remaniement technique, et une confirmation, celle d'Edouard Philippe, à mon avis ». Seule certitude : aucun ministre ne sera contraint de démissionner suite à une défaite aux législatives, puisque les six ministres en lice (Richard Ferrand, Annick Girardin, Christophe Castaner, Bruno Le Maire, Mounir Mahjoubi et Marielle de Sarnez) ont tous été élus.
La République en Marche avec son allié du MoDem a obtenu hier une confortable majorité absolue à l'Assemblée (351 sièges), dans un second tour marqué par une abstention record (près de 57 %). (lire article ci-dessus). Interrogé sur ce niveau de l'abstention, Christophe Castaner a répondu : « Nous savions que le risque était grand, nous l'avions constaté au soir du premier tour, même si nous avions noté que c'était plutôt les électeurs de la République en Marche qui avaient voté pour Emmanuel Macron à la présidentielle qui se sont déplacés, en particulier la semaine dernière. Peut-être que ce sentiment de victoire acquise a démobilisé une partie de notre électorat ».
S'agissant du successeur de Claude Bartolone (PS) au perchoir de l'Assemblée, qui sera élu le 27 juin, Christophe Castaner a indiqué avoir « le sentiment qu'il y a suffisamment de forces vives dans la République en Marche pour qu'on puisse s'appuyer sur une femme ou un homme qui viendra de notre majorité, qui devra aussi animer au-delà de la majorité l'ensemble des groupes parlementaires de l'Assemblée ». (Avec AFP)

