Aujourdhui, à partir de 14h30 et "à huis clos", Renaud Dutreil, ministre de la Fonction publique et de la réforme de lEtat, reçoit les sept fédérations de fonctionnaires pour aborder, a-t-il précisé, " l'ensemble des sujets de préoccupation des agents (...), en particulier les questions de leurs rémunérations et de la modernisation de la fonction publique".
Les sept fédérations de fonctionnaires attendent, mardi, de l'Etat-employeur une première mesure d'urgence en matière de revalorisation des salaires pour 2005 alors que le gouvernement tient, dans un contexte de réduction du déficit public, à lier la négociation avec une réforme de l'administration. Les syndicats feront valoir que la hausse de 1% consentie par le gouvernement pour 2005 ne constitue en réalité qu'"une augmentation de 0,54% en masse", du fait des dates de prises d'effet (+ 0,5% au 1er février et + 0,5% au 1er novembre). Ils exigeront pour leur part une revalorisation "au moins équivalente" à l'inflation prévisionnelle de 1,8%.
Le coût pour lEtat d'une hausse de 1% du point d'indice (servant à calculer le traitement de base des fonctionnaires), de 1,3 milliard d'euros en année pleine, n'est pas négligeable non plus.
Pour ce qui concerne les communes, Philippe Laurent, maire de Sceaux et président de la Commission des finances de lAMF, a estimé, il y a quelques jours dans un communiqué, «qu1% de plus pour les salaires, c'est 1% d'impôts locaux en plus». Il sétait élevé contre une «décision prise par l'Etat seul, sans aucune concertation», alors que les communes bouclent actuellement leurs budgets.

