L’Insee constate, en effet, que la fonction publique d'État est la plus rémunératrice mais les plus hauts salaires se concentrent dans les hôpitaux. Ainsi, le seuil de salaire délimitant les 1 % des agents les mieux rémunérés de la FPH est nettement plus élevé que dans les autres versants : 7 560 euros par mois contre 6 370 euros dans la FPE et 4 580 euros dans la FPT. Les niveaux de rémunération sont donc les plus faibles dans la fonction publique territoriale. « Moins de 0,2 % des emplois de la FPT ont une rémunération nette supérieure à 6 410 euros par mois. »
Avec 19 640 emplois, la FPE représente 40 % des effectifs du dernier centile (contre 42 % dans l’ensemble de la fonction publique). 2 650 emplois sont dans le champ de la fonction publique territoriale, soit seulement 5 % du dernier centile.
Les femmes bien moins payées
Autre constat lié au genre : alors que les femmes représentent 63 % des agents de la fonction publique, « leur part diminue quand les revenus s’élèvent », écrit l’Insee. Elles représentent 45 % des 10 % des agents les mieux rémunérés, mais seulement 33 % dans le dernier centile.
Les salariés du centile le mieux rémunéré sont essentiellement des fonctionnaires (43 %) et des agents au statut particulier (51 %), parmi lesquels figurent notamment des médecins (praticiens hospitaliers et personnels hospitalo-universitaires).
Sans surprise, la rémunération croît avec l’âge. Ainsi, en 2016, les plus de 55 ans représentent plus de la moitié du dernier centile, contre 21 % de l’ensemble de la fonction publique.
Notons enfin que comparativement, les hautes rémunérations sont plus fréquentes dans le secteur privé, tant chez les salariés que chez les non-salariés. « Dans le privé, selon l’Insee, le niveau du dernier centile de salaire est ainsi supérieur de 30 % à celui de la fonction publique. »

