Albéric de Montgoflier dénonce aussi « une réforme qui n’est pas aboutie » et qui « accroît les inégalités entre collectivités ». « Nous sommes en mesure de faire des propositions alternatives à cette taxe pour le PLF 2019 pour que la taxe d’habitation soit supprimée pour tous les Français », promet-il en échange.
Même s’il paraît plus que vraisemblable que cette réforme de la taxe d’habitation soit réintroduite dans le PLF 2018 lors de sa deuxième lecture à l’Assemblée nationale, le vote de sa suppression hier par la commission des finances du Sénat, revêt un caractère symbolique. Il devrait aussi sans nul doute satisfaire l’AMF qui dénonce depuis le départ le fait que cette réforme met à mal le principe de libre administration des collectivités locales, tel que fixé par l’article 72 de la Constitution. Un sujet sur lequel l’association fait toujours peser la menace d’un recours devant le Conseil constitutionnel (lire Maire info du 9 novembre). L’AMF s’inquiète également de voir le dégrèvement promis par l’Etat se transformer au fil des années en une simple compensation.
Hier, Albéric de Montgolfier a indiqué par ailleurs devant la presse que la majorité Les Républicains, « contrairement à l’an dernier, ne rejetterait pas en bloc le budget ». « Nous voterons la première partie du PLF 2018 parce que nous allons faire des propositions constructives et que nous voulons aussi débattre de la seconde partie pour proposer des économies de dépense », a-t-il ajouté. La première partie du PLF 2018 sera examinée en séance publique au Sénat à partir du 23 novembre prochain.

