En cause, la majoration de la valeur locative des terrains constructibles pour le calcul de la TFPNB. Si elle existait depuis 1980 sous forme facultative, le projet de loi rectificative 2012 l'a renforcée et rendue obligatoire à partir de 2015, faisant apparaître une charge excessive subie par certains contribuables. Si le PLFR de mars 2012 avait acté une majoration forfaitaire de 5 euros/m², c'est dans le PLF 2014 qu'avait été rajoutée une majoration de 25 % sur la valeur locative. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait reconnu la nécessité de changer les « effets pervers » du dispositif visant à libérer le foncier pour construire des logements dans les « zones tendues ».
Ainsi, cet amendement prévoit de réduire les montants de la taxe foncière en suspendant la majoration forfaitaire de 5 euros. Il prévoit également une « réduction de 200 mètres carrés » par terrain mais aussi de « corriger et préciser les dispositions relatives aux modalités de prise en charge des dégrèvements de la majoration, qui s’imputent sur les seules avances de fiscalité locale des communes et des intercommunalités ».
Afin qu'ils puissent « prendre leurs dispositions pour bâtir ou céder leurs terrains », explique l'exposé des motifs, les propriétaires concernés seront informés sur leur avis de taxe foncière 2016 que la majoration forfaitaire ne sera suspendue qu'en 2016 et pas les années suivantes. En 2016, toutefois, la majoration de 25 % de la valeur locative sera maintenue. Pour les impositions établies au titre de 2017, cette majoration de 25 % de la valeur locative sera supprimée et la majoration forfaire sera fixée à 3 euros le m² mais ce montant pourra être modulé par les collectivités locales de 1 à 5 euros par mètre carré. Enfin, ces dernières pourront décider de supprimer ou non la réduction de 200 mètres carrés par terrain. On le voit, le gouvernement n’a pas abandonné toute idée de dégager du foncier pour construire des logements en zones tendues.
Les députés poursuivent l’examen du texte jusqu’au mardi 8 décembre.
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