LAMF publie sur son site Internet une note sur la taxe forfaitaire sur la cession de terrains devenus constructibles, nouvel impôt direct facultatif pour les communes ou les EPCI introduit par la loi portant engagement national pour le logement (art.1529 du CGI).
La taxe a été instituée pour permettre aux collectivités de récupérer une partie de la plus-value (jusquà 100 fois le prix initial) réalisée par le propriétaire dun terrain lorsquil est classé en zone constructible; alors que ce classement implique de lourdes conséquences financières pour les communes, qui doivent financer les équipements publics accompagnant cette ouverture. Les coûts de développement des infrastructures et des équipements obèrent ainsi souvent la faisabilité des opérations, notamment sagissant de logements sociaux.
La France est quasiment le seul pays en Europe où la totalité de cette plus-value était reçue par le propriétaire, alors que les Pays-Bas ou lAllemagne ont adopté des législations permettant aux communes de récupérer une partie des leurs investissements.
Lenquête par questionnaire réalisée auprès des élus locaux par un groupe de travail chargé détudier les facteurs fonciers et immobiliers de la crise du logement a révélé que, sur plus dune centaine de maires qui y ont répondu, 72% se prononcent en faveur de linstauration dun système de restitution aux communes dune part de la plus-value engendrée par lurbanisation, 20% se prononçant contre, et 8% ne se prononçant pas.
La note de lAMF explique les modalités dapplication de cette nouvelle taxe forfaitaire communale facultative.
Pour télécharger la note, voir lien ci-dessous.

