François Rebsamen : « Il faut aller plus vite, plus fort et amplifier » les efforts pour favoriser l'emploi
Alors que le président de la République avait promis l'inversion de la courbe du chômage en 2013, le ministre n'a pas voulu se « hasarder au concours de pronostics », pour cette première déclaration.
François Rebsamen a salué « la stabilisation » réalisée en 2013 et une « légère baisse du chômage des jeunes », estimant qu'il fallait mettre l'accent sur l'apprentissage et la formation professionnelle « si on veut poursuivre sur cette trajectoire, et l'amplifier, aller plus vite, plus fort ».
Le chômage, c'est « ce qui mine notre société, c'est ce qui porte atteinte à la cohésion sociale, ce qui entraîne la poussée des extrêmes, le rejet du pacte républicain, donc c'est la priorité des priorités, nous avons encore des efforts à faire en la matière », a poursuivi le nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social.
Avec « la croissance qui repart, il peut y avoir une croissance plus grande en emplois que l'on croit, en tout cas accompagnée avec la formation, l'apprentissage et le dispositif qui ont été mis en place, j'y crois », a-t-il ajouté. Pour lui, « on ne sortira de cette atonie généralisée que par une volonté d'investissement productif et de croissance ».
Interrogé sur le temps nécessaire pour réduire le déficit budgétaire, le ministre du Travail a estimé qu'il fallait « garder cette trajectoire et ne pas avoir la culture du chiffre. Il faut garder en perspective que le but à poursuivre pour notre société c'est de lutter contre ce chômage de masse ».
Sur le chapitre politique, celui qui convoitait la place Beauveau dit « avoir tourné la page ». « Je n'en veux pas à Manuel Valls, je suis ministre du gouvernement », a affirmé François Rebsamen, interrogé à ce sujet.
Le nouveau ministre hérite d'une situation difficile, avec un chômage qui a atteint en février le niveau record de 3,34 millions de personnes sans aucune activité (Afp).

