Patrimoine économique national : un repli « inédit depuis la crise de 2008 »
Ce « repli marqué » est « inédit depuis la crise de 2008 », selon l’étude. « Après 30 ans de croissance continue en valeur, explique l’étude, le patrimoine national avait reculé de 4,1 % en 2008, en raison d’une forte diminution des prix de l’immobilier, d’un krach boursier et d’une hausse du passif des administrations publiques. Tous les secteurs institutionnels avaient alors fortement été affectés, y compris les ménages ». En 2014, les prix des biens immobiliers « baissent mais moins » qu’en 2008 et les cours boursiers restent « orientés à la hausse », indique l’Insee.
Le recul général du patrimoine économique national s'explique à la fois par une baisse des prix des biens immobiliers mais aussi par une dégradation du patrimoine financier. Le patrimoine non financier des Français, constitué principalement de biens immobiliers, s'est ainsi réduit de 1,2 % durant l'année. Mais cette baisse a été compensée par les actifs financiers des ménages, qui ont continué de croître de 3 % en 2014 (après 4,2% en 2013). Dans le même temps, les fonds propres des sociétés financières et non financières ralentissaient malgré une progression toujours d’actualité.
Le patrimoine net des administrations publiques (Apu) s’est, quant à lui, à nouveau fortement dégradé (- 36,4 %, après - 1,4 % en 2013 et - 23,7 % en 2012). Il s'établit à 358 milliards d'euros et ne représente plus que 20,5% du produit intérieur net. Cette baisse s’explique par l’augmentation du passif des Apu en raison de la hausse des cours des obligations, qui « constituent le mode principal de financement des Apu », selon l’Insee. Son patrimoine non financier baisse notamment pour la deuxième année consécutive (- 1,7 % après - 0,9 % en 2013). Dans le même temps, son patrimoine financier se dégrade, le passif (+ 9 % après 1,3 %) augmentant plus vite que l’actif financier.
Télécharger l’étude de l’Insee.

