Si le Cese reconnaît que les 71 pôles de compétitivité ont « globalement fait la preuve de leur utilité en tant qu’écosystèmes territoriaux et outils de coopération » et sont parvenus « à mettre en réseau les acteurs de l’innovation, à développer des relations partenariales entre le monde de l’entreprise et la recherche publique, et à créer un effet de levier sur les dépenses de recherche et développement privées, favorable à leur autofinancement », il estime toutefois que leur rôle doit être « consolidé » et « clarifié ».
Pour y parvenir, le Cese formule 12 propositions. Parmi celles-ci, il recommande, tout d’abord, de « réorganiser » les pôles de compétitivité en distinguant les pôles nationaux et les pôles régionaux afin « d’assurer une meilleure allocation et gestion des moyens financiers ». Si les pôles nationaux bénéficieraient d’un « soutien appuyé » dans le cadre d’une contractualisation, il n’en résulterait « aucun changement d’appellation ni de minoration de leur rôle » pour les pôles régionaux, prévient l’institution. Ceux-ci seraient, en fait, appelés à « nouer des liens étroits avec les nouvelles régions et à contribuer au succès de leurs stratégies de développement, sans rupture avec l’État ».
Le Cese considère également que la baisse des financements publics accordés aux projets labellisés des pôles « doit cesser » (en 2017, 55 projets bénéficieront d’une aide de l’État de 38 millions d’euros ainsi que d’une aide des collectivités territoriales de 38 millions d’euros et 2 millions de fonds communautaires), « quels que soient par ailleurs les équilibres à trouver entre les origines et les modalités de ces financements ». Dans un contexte budgétaire contraint, il estime que « la meilleure manière de s’assurer de l’efficacité de l’emploi des moyens est d’éviter leur dispersion sur un trop grand nombre de projets ». Pour cela, il propose de lutter contre le « saupoudrage » en assurant une « sélectivité rigoureuse » sur les actions les plus efficaces lors du financement des projets. Les financeurs publics, en particulier l’Etat et les régions, devraient, dans cette perspective, tenir un « rôle plus important » dans la sélection des projets portés par les pôles.
Par ailleurs, il considère que ceux dont « les résultats seraient jugés gravement insuffisants lors de leur évaluation pourraient se voir retirer leur label « Pôle de compétitivité » s’ils n’engagent pas d’actions correctrices efficaces ».
Il demande, enfin, d’impliquer davantage les PME dans la gouvernance des pôles en mettant en avant les « bonnes pratiques » et d’intégrer au cercle de réflexion d’autres « porteurs d’enjeux » tels que les associations, les syndicats ou encore les élus.
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