Marylise Lebranchu a aussi tenu à lever les ambiguïtés pesant sur l’autonomie financière des régions, en rappelant que le projet de loi de finances pour 2014 renforcera le dynamisme des ressources régionales en remplaçant 900 millions d’euros de Dotation Générale de Décentralisation (DGD) formation professionnelle par des ressources fiscales. « L’État assumera ses responsabilités, car il serait bien difficile d’aller au-delà de l’effort demandé aux régions de 184 millions d’euros d’économies sur la seule année 2014 », a concédé la ministre.
Réaffirmant le rôle de « chef de file du développement économique et de l’innovation [des régions] sur leur territoire », elle a profité de cette tribune pour tenter de rassurer les présidents de régions, très inquiets par la baisse de leurs ressources et les dispositions sur les métropoles du projet de loi de décentralisation. « Régions et métropoles ne s’opposent pas, elles se conjuguent » par une politique de coopération plutôt que par une lutte d’influence, a martelé la ministre, promettant que le gouvernement sera très attentif aux propositions et suggestions faites dans le cadre des débats parlementaires à venir, « y compris lorsqu’elles interrogent l’État sur ses compétences ».

