Si l’AMF est donc bien décidée à maintenir la pression pour obtenir une révision du calendrier et du volume de la baisse des dotations, elle va aussi maintenir la pression sur la réforme de la DGF. « Il faut revisiter les fondements mêmes de la réforme de la DGF », a indiqué hier André Laignel, le premier vice-président délégué de l’AMF. Evoquant la réforme projetée actuellement, il a prévenu du risque de « créer des injustices plus importantes » au prétexte « d’en réparer certaines ». André Laignel a par ailleurs souligné « l’extrême difficulté » de milliers de communes à boucler leurs budgets en raison de la baisse des dotations.
« On voit bien la menace qui commence à exister, a complété Philippe Laurent, le secrétaire général de l’association. L’an dernier, les communes ont pu se contenter de ne supprimer que des subventions aux associations, mais cette année, on commence à voir des communes réduire certains horaires de services publics, voire les supprimer totalement ». Le maire de Sceaux a aussi fait part de ses inquiétudes sur la situation financière difficile des départements qui, par ricochet, « rejaillit sur les communes et les intercommunalités ».
Le prochain Congrès des maires qui se tiendra porte de Versailles à Paris le 31 mai et les 1er et 2 juin sera aussi l’occasion de revenir sur la réforme territoriale et la place que doit y tenir la commune. « Nous publierons un livre blanc sur la commune du 21e siècle », a annoncé André Laignel. Ce livre blanc sera le fruit du travail de plusieurs personnalités que l’AMF a réunies pour réfléchir sur l’avenir de la commune, « et la nécessité qu’elle reste la cellule de base de la démocratie », comme l’a précisé hier le maire d’Issoudun.

