Une loi Élan « utile »
Dans les communes de plus de 10 000 habitants, plus de la moitié des sondés (54 %) évaluent, par ailleurs, « positivement » l’évolution de la situation commerciale de leur commune. Près des deux-tiers des personnes interrogées dans les communes de moins de 10 000 habitants se montrent d’ailleurs « optimistes » quant à l’avenir commercial de leur commune.
Majoritairement, les répondants sont satisfaits des évolutions apportées par la loi Élan en matière de redynamisation des territoires. La « dérogation d’autorisation d’exploitation commerciale pour les projets mixtes en centre-ville » est jugée « utile » par 60 % des sondés. Les opérations de revitalisation des territoires (ORT) séduisent elles aussi (lire Maire info du 20 février) : dans les communes de moins de 10 000 habitants, 45 % des personnes sollicitées pour l’étude estiment que « la dispense d’autorisation d’exploitation commerciale dans les centres-villes concernés par la convention ORT » est « utile ».
Le changement des habitudes de consommation, premier frein au commerce local ?
Qu’ils soient habitants de communes de plus ou moins de 10 000 habitants, les sondés ayant constaté « une évolution négative de la situation commerciale de leur commune » l’imputent, en premier lieu, à un « changement des habitudes consommation (collaboratif, désintermédiation, participation, économie circulaire) » (respectivement à 73 % et 78 %). « La présence trop importante des centres commerciaux », que les interrogés qualifient pour autant de « partenaires utiles » (à 49 % dans les communes de moins de 10 000 habitants et à 61 % dans les communes de plus de 10 000 habitants) et « l’inadaptation des commerces de centre-ville » seraient deux autres freins importants.
À l’inverse, « la variété de l’offre commerciale », « les facilités d’accès dans les centres-villes » doperaient le commerce, d’après élus et agents vivant dans les communes de moins de 10 000 habitants. Dans cet objectif, ces derniers privilégieraient « la mise en place de boutiques éphémères » (30 %), « la mise en place de points de collecte pour le retrait d’achats e-commerce » (29 %) et « le changement des heures d’ouverture des commerces » (29 %). Ils souhaiteraient, enfin, « une réglementation équitable entre l’e-commerce et le commerce physique » (38 %), « un allégement de la fiscalité locale sur le foncier et/ou des incitations fiscales à l’implantation de commerces » (37 %) et « bénéficier du plan Action cœur de ville » (33 %). Lancé en mars 2018, le plan concerne 222 villes moyennes (lire Maire info du 19 décembre 2018).

