Cyclone Bejisa : La Réunion durement frappée
Comme les prévisionnistes l’avaient prévu, le passage du cyclone Bejisa s’est traduit par des vents très violents, approchant les 180 km/h sur les reliefs, des précipitations intenses – atteignant 600 à 800 mm d’eau en quelques heures – et des vagues dépassant les 10 mètres.
Plusieurs communes littorales ont été envahies par les eaux, et plusieurs élus, dont le maire de Saint-Leu Thierry Robert, ont dû faire évacuer les habitations proches du rivage. Un nombre très important – non encore chiffré – de maisons en bois ont perdu leur toit de tôle. Les arbres déracinés tombés sur les chaussées rendent de nombreuses voies impraticables. La liste de ces routes coupées est « impressionnante », de l’aveu du préfet. S’il a levé l’alerte rouge, Jean-Luc Marx a édicté une interdiction de circuler à plus de 50 km/h sur toute l’île et appelé les habitants à ne circuler « qu’en cas d’impérieuse nécessité ».
Ce matin, plus de 175 000 foyers sont privés d’électricité. La situation est plus problématique que lors du passage du cyclone Dumile, il y a tout juste un an, car cinq lignes à haute tension ont été partiellement détruites, ce qui n’était pas le cas l’an dernier. L’approvisionnement en eau est également un problème, puisque 40% des habitants de l’île ont subi des coupures d’eau. Mais même là où il n’y a pas de coupures, l’eau qui coule des robinets se révèle parfois turbide et impropre à la consommation.
Des renforts de la Sécurité civile sont actuellement en route pour La Réunion, tandis que tous les efforts – y compris ceux des soldats présents sur place – tendent avant tout à dégager les routes coupées. Même si le cyclone s’est à présent éloigné de l’île, la situation reste encore « dangereuse », selon le préfet, qui a rendu ce matin un hommage appuyé aux maires de La Réunion, saluant leur engagement dans cette situation difficile.

