Pour Valérie Pécresse, le gouvernement devrait proposer un pacte entre l'État et les collectivités locales pour « alléger les normes » avec en retour une participation des collectivités « à la lutte contre les déficits »
Auparavant, la ministre avait commenté la prise de position des sénateurs lors de l’examen du projet de loi de finances quoi «ont jugé indispensable d’exonérer les collectivités territoriales de tout effort de réduction des dépenses». «Ce choix, nous ne le partageons pas. Nous pensons qu’aucun acteur public ne doit s’exonérer des efforts que nous demandons aux Français. Vous le savez, nous avions prévu une contribution des collectivités de 200 millions d’euros. Cette contribution était exactement proportionnelle au poids des dotations aux collectivités dans le budget de l’État et elle représentait une baisse d’un millième de la dépense publique locale», a-t-elle ajouté devant les députés.
Comme elle l’avait déjà indiqué lors de l’examen en première lecture des crédits des collectivités, elle a qualifié d’«inégalité radicale» le choix du Sénat d’accroître les crédits aux collectivités locales de «450 millions de dépenses supplémentaires», alors que «l’État prend sa part de l’effort supplémentaire de réduction des déficits, la sécurité sociale également». Pour Valérie Pécresse, «les collectivités ne peuvent pas être les seules à rester à l’écart. Elles doivent à leur tour s’inscrire dans cette mobilisation d’intérêt national».
Pour appuyer son propos, elle a précisé que «l’État diminue le nombre de ses fonctionnaires» tandis que «les collectivités, elles, continuent de recruter plus de 37.000 agents par an». «Et le résultat, c’est une masse salariale locale qui, hors mesures de décentralisation, a augmenté de 4,3% par an entre 2006 et 2010, contre 0,9% au sein de l’État», a-t-elle martelé.
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