L'Agence nationale de la biodiversité verra le jour en 2015
Nul ne sait au juste, à ce jour, quelles seront les missions précises de la future Agence nationale de la biodiversité. Mais elle pourrait enfin apporter un caractère transversal aux politiques liées à la biodiversité, qui recoupent de multiples domaines : eau, énergie, déchets, transports, urbanisation, etc. Pour l’instant, l’intervention de l’État dans ces domaines est éparpillée entre de nombreux organismes, allant de l’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques) aux Parcs nationaux en passant par l’Agence des aires marines protégées, l’Office national des forêts ou l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.
Plusieurs de ces organismes seront demain regroupés au sein de la future Agence de la biodiversité. C’est notamment le cas de l’Onema, qui va disparaître, et dont les 800 agents devraient représenter les deux tiers des effectifs de l’Agence.
Le projet du président de la République est de faire de la future Agence un organisme aussi important et présent que l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Comme celle-ci, l’Agence de la biodiversité devrait avoir des missions de sensibilisation, d’expertise, et de soutien financier aux actions des collectivités notamment – elle devrait être dotée d’un budget de 200 millions d’euros. Mais en tant qu’héritière de l’Onema et de l’Établissement public des Parcs nationaux, l’Agence de la biodiversité aura également à gérer un important patrimoine, et exercera, à la différence de l’Ademe, un pouvoir de police : c’est en effet aujourd’hui l’Onema qui exerce en France la police de l’eau.
D’après les informations qui ont filtré hier, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ne serait, lui, pas « dissous » dans la future Agence, mais seulement appelé à travailler en étroite collaboration avec celle-ci.

