Énergies renouvelables marines : le gouvernement dévoile son plan de travail
L’appellation ERM regroupe plusieurs technologies, depuis les éoliennes offshores (implantées à plusieurs kilomètres des côtes) jusqu’à des dispositifs récupérant l’énergie produite par la houle (énergie houlomotrice), en passant par les « hydroliennes », des turbines immergées mues par les courants. Concernant cette dernière technologie, particulièrement prometteuse, la France possède des « gisements » extrêmement intéressants, vu la force des courants, au large de Cherbourg et à proximité de l’île d’Ouessant. C’est pour faire le point sur les recherches menées sur ce premier site que la ministre s’est déplacée à Cherbourg hier.
Elle a annoncé plusieurs mesures concrètes : le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt pour soutenir la recherche, et celui d’une vaste concertation – sous l’égide des préfets maritimes – avec « l’ensemble des acteurs et des usagers concernés » – industriels, pêcheurs, collectivités, professionnels du tourisme et de la navigation. L’installation de ces dispositifs pose en effet de nombreux problèmes encore non résolus, vu le caractère très innovant de ces technologies : conflits d’usage avec les pêcheurs et la marine marchande, problèmes environnementaux liés aux nuisances sonores ou visuelles, conséquences sur la faune et la flore marines, etc.
Bien que ces installations soient destinées à être installées en mer, les collectivités littorales seront évidemment concernées par le développement des EMR. Celui-ci supposera le développement d’installations portuaires adéquates et surtout, se posera le problème de « l’aterrage », c’est-à-dire l’endroit où les câbles électriques venant des stations seront reliés à la côte. Concilier ces raccordements avec la protection des sites littoraux remarquables sera un enjeu majeur du développement futur des EMR, dans lequel les collectivités auront un rôle important à jouer.
Un premier rapport sur le potentiel et les perspectives de la filière française EMR, élaboré notamment par le Conseil général de l’environnement et du développement durable, devrait être remis au gouvernement le 15 mars prochain.
Télécharger le dossier de presse Énergies marines du ministère de l'Écologie.

