44,6 millions de Français inscrits sur les listes électorales
Au 1er mars 2013, le nombre d'électeurs avait diminué de 0,8 % en un an (- 356 000 électeurs), ce que l’Insee explique par l’absence de scrutin l’année dernière. En effet, entre 2011 et 2012, année d’élections présidentielle et législatives, plus d’un million de nouveaux électeurs s’étaient inscrits sur les listes.
Cette année, on compte plus d’1,1 million de nouveaux inscrits, dont 675 000 jeunes ayant atteint l’âge de voter. Cette dernière catégorie est « en forte progression », en raison de la mise en œuvre de la procédure d’inscription d’office sur les listes électorales, et du calendrier électoral : « le scrutin des élections au Parlement européen ayant lieu le dimanche 25 mai 2014, tous les jeunes atteignant l'âge de 18 ans entre le 1er mars 2013 et le 24 mai 2014 ont pu être inscrits sur les listes électorales de l'année » , explique l’Insee.
C’est, sans surprise, dans les régions les plus dynamiques démographiquement que le nombre d’électeurs augmente le plus (Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes). À l'inverse, des régions dont le dynamisme démographique est en retrait, comme le Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine, le Limousin et la Bourgogne, enregistrent de faibles progressions du nombre de leurs électeurs, voire un léger recul en Bourgogne.
L’Insee note toutefois une augmentation « sensible » du corps électoral dans les départements des Antilles et la Corse, « dont la population progresse moins » mais où un « intérêt renforcé pour les élections municipales dans un contexte insulaire » pourrait avoir convaincu des citoyens de s’inscrire sur les listes électorales.

