Il va être proposé de créer une Haute autorité de la transparence de la vie publique, composée de six membres issus « de la Cour de cassation, du Conseil d’État et de la Cour des comptes ». C’est à cette Haute autorité que « les principaux responsables politiques et administratifs du pays » devront déclarer leur patrimoine, en début et en fin de mandat. Cette obligation touchera les ministres, les parlementaires, les « principaux responsables exécutifs locaux », responsables d’entreprises publiques, membres des cabinets ministériels, etc.
Concernant les conflits d’intérêt, les projets de loi proposent de mettre en place un dispositif de mandat de gestion « sans droit de regard de l’intéressé » sur les intérêts financiers des responsables politiques. L’interdiction de rejoindre, après son mandat, une entreprise avec laquelle un responsable a été en relation du fait de ses fonctions serait étendue aux ministres et aux maires.
Enfin, le gouvernement « propose d’interdire le cumul du mandat de parlementaire avec l’exercice de toute activité de conseil ainsi qu’avec des fonctions au sein d’entreprises dont une part importante de l’activité commerciale est entretenue avec l’administration ». Il n’est plus question en revanche d’interdire le cumul de l’activité parlementaire avec le métier de journaliste. La notion « d’activité de conseil », qui serait désormais interdite aux parlementaires, est également assez floue. Touchera-t-elle par exemple les avocats, et lesquels ? La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a donné une explication peu claire, expliquant que seraient concernés « les avocats qui ont une fonction de conseil », mais que « le fait de plaider n’était pas en soi incompatible avec la fonction de parlementaire. »
Ces projets de loi seront présentés en même temps au Parlement, à la mi-juin.

