Ces usines ne sont pas citées au hasard. Elles sont toutes intimement liées aux investissements des collectivités locales : Alstom-Reichshoffen est l’ancienne usine du groupe Translohr, qui a notamment construit les rames du tramway sur pneu de Clermont-Ferrand ; Alstom-Aytré fabrique les tramway Citadis, leader incontesté du tram dans les agglomérations du pays, ainsi que des rames de TER ; Bombardier, à Crespin, fabrique les TER Regio 2N (qui équipent les réseaux d’Île-de-France, du Centre et de Rhône-Alpes, entre autres), et les tramways de Marseille ou Strasbourg. L’espagnol CAF enfin, nouveau venu sur le marché français, s’est fait connaître en fabriquant à un prix particulièrement bas le tramway de Besançon, mis en service l’été dernier.
Pour relancer la filière, les acteurs appellent à une mobilisation de l’État, qui permettrait de relancer les commandes. « Je sonne aujourd’hui le tocsin, et je préférerais éviter de sonner le glas », a déclaré Louis Nègre, qui outre ses casquettes de sénateur-maire de Cagnes-sur-Mer et de président du Gart (Groupement des autorités responsables du transport), est également président de la FIF. Plusieurs pistes ont été suggérées hier par Louis Nègre et Jean-Pierre Audoux, dont la demande d’une « décision claire sur les trains Intercités » (lire Maire info du 5 décembre 2013) et d’une plus grande « standardisation du matériel » : « Faire des trains trop sophistiqués et trop chers nous empêche de vendre », a ainsi expliqué Louis Nègre.
Les résultats, très attendus, du 3e appel à projet sur les transports urbains en site propre devraient également jouer sur l’activité du secteur. Le gouvernement les a promis « avant la fin de l’année ».

