Le palmarès 2016 du label a été dévoilé hier à Montrouge en présence de Jean-Vincent Placé, le nouveau secrétaire d’État chargé de la Réforme de l’État et de la Simplification. L’édition 2016 a vu 163 collectivités récompensées pour la qualité de leur démarche numérique parmi lesquelles 30 collectivités 5 arobases et 25 collectivités 4 arobases. « Un palmarès qu’il faut voir comme une démarche collective de progrès et non comme un classement », précise l’association Ville internet. La cérémonie de remise des labels a par ailleurs été l’occasion de récompenser les « villes pionnières de l’internet » - Amiens, Besançon, Brest, Castres-Mazamet, Issy-les-Moulineaux, Parthenay, Metz, le Grand Nancy, Nord-Ardèche, Villard-de-Lans - qui depuis près de 25 ans innovent et montrent la voie aux autres collectivités.
A l’occasion de cet événement, l’association a publié un baromètre du développement local des services publics numériques en partenariat avec le cabinet Deloitte Digital. Réalisé à partir d’une analyse des 10 000 initiatives numériques de plus de 400 communes déposées dans la base Atlaas de Ville internet, ce baromètre dresse un tableau des priorités numériques des communes. Plus d’un quart des initiatives porte ainsi sur le développement de l’accès au numérique (haut débit, wifi, espaces publics…), suivi par les dispositifs de communication en ligne (sites internet, réseaux sociaux, applications mobiles - 18,5%), l’action culturelle (bibliothèques en ligne, expositions numériques – 15%) et l’éducation (12%). Le logement, le sport et les questions environnementales sont en revanche des domaines peu investis par les mairies (2% et moins).
L’étude met par ailleurs en valeur les fortes disparités entre les villes, les régions les plus riches et les territoires ruraux. Pour contribuer à résorber cette fracture des services numériques, l’association a annoncé un enrichissement de sa plateforme Atlaas en 2016. L’ambition de l’association est de proposer à toutes les communes des fonctionnalités étendues en s’appuyant notamment sur les données publiques de l’Insee et du ministère de l’Intérieur. Les communes pourront ainsi établir un pré-diagnostic de leur territoire, se comparer à des collectivités aux caractéristiques équivalentes et bénéficier d’expertises partagées pour mettre en œuvre leur projet.
Consulter le baromètre.

