Le projet de directive dite "Bolkestein" sur les services vise aussi les services publics (« d’intérêt général » selon la terminologie de la Commission européenne) locaux. Sont actuellement visés par ce projet : les services à domicile, -comme le soutien aux personnes âgées-, les centres sportifs, les services dans le domaine du tourisme, etc. Jeudi dernier, l’AMF a exigé de voir les services publics séparés explicitement du texte (voir notre article du 11 février dernier en lien ci-contre). L'article 2 définit le champ d'application de la directive (« les services fournis par les prestataires établis dans un Etat membre ») et l'article 4 définit ce qu'est un « service »: il s’agit de «toute activité économique non salariée (…) consistant à fournir une prestation qui fait l'objet d'une contrepartie économique ». De manière concrète, cette définition couvre un éventail très large d'activités, la Commission citant les exemples suivants : -les services de conseil en management et gestion ; - de certification et d'essai ; -de maintenance, d'entretien et de sécurité des bureaux ; - les services dans le domaine de la publicité ; - les services de recrutement, y compris les agences de travail inté-rimaire ; -les agents commerciaux ; -les services de conseil juridique ou fiscal ; - les services liés à l'immobilier, comme les agences immobilières, les services de construction, les services d'architecture ; - la distribution, l'organisation des foires ; -la location des voitures ; -les services de sécurité ; -les services dans le domaine du tourisme, y compris les agences de voyage et les guides touristiques ; - les services audiovisuels ; - les centres sportifs et les parcs d'attraction ; - les services dans le domaine des loisirs ; - les services liés à la santé ;-les services à domicile, comme le soutien aux personnes âgées.