Police/gendarmerie : la liste du redéploiement arrêtée
Une première liste de ce redéploiement avait été rendue publique par le ministère de l’Intérieur en janvier dernier. Huit circonscriptions de police couvrant dix-neuf communes devaient passer en zone gendarmerie, et neuf brigades de gendarmerie couvrant dix-sept communes passer en zone police.
La liste définitive, selon l'entourage du ministre, exclut pour l'instant de ce mouvement les commissariats de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et de Capesterre (Guadeloupe), pour qui des études sont « en cours ».
Les commissariats de police de Dinan (Côtes d'Armor), Guebwiller (Haut-Rhin), Castelnaudary (Aude), Romorantin (Loir-et-Cher) et Persan-Beaumont (Val d'Oise) devraient être fermés : le maintien de l’ordre y sera confié à la gendarmerie nationale. La fermeture du commissariat de Thouars (Deux-Sèvres) est « privilégiée » mais la décision « n'est pas prise ».
Les brigades de gendarmerie de Plérin (Côtes d'Armor), Vineuil (Loir-et-Cher), Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine) et des unités autour de Cercy et Gonesse (Val d'Oise) seront fermées, tandis que celle de Champigneulles (Meurthe-et-Moselle) sera maintenue.
Les élus des communes où les fermetures ont été confirmées ont vigoureusement protesté, notamment à Dinan où une manifestation a rassemblé jeudi dernier quelque 200 personnes. « Nous allons nous battre jusqu'au bout », a déclaré René Benoît, le maire de Dinan, qui regrette que « le ministre (de l'Intérieur) ne nous ait pas écoutés ». Patrick Maugard, maire de Castelnaudary, a déclaré vendredi dans le quotidien régional L’Indépendant qu’une fois la fermeture officialisée, il « en (tirera) les conséquences, en quittant immédiatement le Parti socialiste ».

