Le nouveau plan Vigipirate se traduit notamment par une simplification des niveaux d’alerte : les codes couleur (jaune, orange, rouge) sont supprimés et remplacés par « deux niveaux de mobilisation ». Le premier s’appelle simplement « Vigipirate » ; c’est le « niveau de vigilance », qui correspond, explique Matignon, à « la posture permanente de sécurité ». Le second s’appelle « alerte attentat », et s’applique lorsque « des projets d’actions terroristes sont détectés », avec mise en œuvre de « mesures exceptionnelles et temporaires » comme la restriction des grands rassemblements de personnes.
Ce qui est le plus marquant dans ce nouveau plan est donc l’officialisation du caractère permanent de Vigipirate et des mesures qui lui sont liées, notamment la présence de militaires armés dans les gares et autres « lieux publics très fréquentés ».
Le Premier ministre a dévoilé les nouveaux logos de Vigipirate – un triangle rouge entouré d’un large filet noir. Nouveau également : une partie des 307 mesures du nouveau plan sont à présent accessibles au public. Une centaine d’autres restent en revanche confidentielles. Les mesures sont réparties en « douze domaines d’activités », et le document rendu public vendredi dernier vise à précisément fixer les responsabilités de chacun : collectivités, préfectures, opérateurs, etc. Le document précise en particulier que les communes, parce qu’elles ont compétence sur les écoles, la culture, les transports urbains, l’environnement, mais aussi parce que le maire dispose d’un pouvoir de police, ont à jouer un rôle particulier et « possèdent d’importantes capacités d’action dans des domaines essentiels du plan Vigipirate ». Elles sont donc notamment concernées par les domaines « Rassemblements », « Installations et bâtiments », « Transport terrestres », « Réseaux d’eaux ».
Télécharger la partie publique du nouveau plan Vigipirate.

