SDIS : la Cour des comptes cherche des économies dans la mutualisation des moyens
Ce sont les départements qui financent l’essentiel de ces dépenses : 57% des dépenses assurées par les collectivités locales le sont par les conseils généraux. Les communes sont toutefois très loin d’être absentes de ces financements : selon la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crise (DGSCGC), 35% des SDIS sont financés « majoritairement » par des communes ou des EPCI.
La Cour des comptes recommande la mise en commun de toute sorte de moyens. Par exemple, certaines unités très spécialisées (traitement des risques chimiques, par exemple) ont un taux d’activité « faible » pour des coûts de fonctionnement élevés. Il serait donc possible de les « partager » entre départements. De même, la Cour recommande vivement de rendre « obligatoire » l’unification des centres de traitement des appels d’urgence par département (un seul centre d’appel pour les pompiers et les Samu ou Smur). Il serait aussi souhaitable, selon les magistrats de la rue Cambon, de « systématiser l’échange des données géographiques entre les SDIS et les exploitants d’équipements publics ou de sites à risque ». D’importantes niches d’économies seraient également à trouver dans le fait de recourir aux groupements de commandes et aux centrales d’achat pour l’acquisition de matériel – notamment les véhicules de lutte contre l’incendie. Sur le seul poste des achats, la Cour estime qu’un gain « d’au moins » 75 millions d’euros par an pourrait être réalisé grâce aux commandes groupées.
En 2011, soit « dix ans après la départementalisation des SDIS », la Cour recommandait déjà de s’orienter vers une « meilleure efficacité de la dépense ». Ce conseil semble toujours d’actualité… au point que la Cour des comptes suggère aujourd’hui de recourir à la loi pour faire réellement évoluer les pratiques.
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