« Salles de shoot » : un an après, une proposition de loi
Un an plus tard, un groupe de plus d’une centaine de députés socialistes a déposé, le 17 septembre dernier, à l’Assemblée nationale une proposition de loi « relative à l’expérimentation de salles de consommation à moindre risque » (SCMR). Dans leur exposé des motifs, ces députés rappellent que les SCMR existent dans 90 pays, et que « ces expériences étayées par des études scientifiques reconnues montrent une diminution des comportements à risque et des overdoses mortelles, ainsi qu’une réduction de l’usage de drogues en public et des nuisances associées mais aussi des sources d’économie notamment à l’égard du système de santé ». Ces députés proposent donc « un dispositif législatif prévoyant une dérogation limitée à la loi pénale ».
Le texte est bref (quatre articles). Il propose de permettre, « à titre expérimental et pour une durée de six ans », l’ouverture de salles de consommation ou « espaces ouverts au public de réduction des risques par usage supervisé ». Ces espaces ne seraient ouverts qu’aux personnes majeures, qui « apportent et consomment sur place » les stupéfiants – il est évidemment hors de question de les fournir. L’expérimentation devrait faire l’objet d’une évaluation et d’un rapport, six mois avant son terme. La proposition de loi prévoit enfin – et c’est ce point qui pourrait débloquer la situation face au Conseil d’État – que les dispositions du Code de la santé publique relatives à la consommation de stupéfiants « ne sont pas applicables aux activités » qui ont lieu dans ces locaux.
Le texte va être examiné par la commission des affaires sociales de l’Assemblée. Aucune date de discussion dans l’Hémicycle n’a encore été fixée.
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