Ruralité : mille maisons de services ouvertes au public d'ici fin 2016
Les maisons de service au public offrent aux habitants, notamment en zone rurale, des services de proximité et accompagnent les usagers - particuliers ou professionnels - dans leurs démarches quotidiennes : prestations sociales ou d’accès à l’emploi, transports, prévention santé, accompagnement à l'entrepreneuriat...
En matière d'accès aux soins, « 830 maisons de santé sont actuellement ouvertes, 1 000 le seront d'ici la fin de l'année et 1 400 d'ici 2018 », précise le ministère dans un communiqué.
Par ailleurs, pour lutter contre les déserts médicaux, si « plus de 1 800 contrats d'engagement avec des étudiants en médecine ont été conclus pour les inciter à s’installer sur des zones en déficit », « ils seront plus de 2 500 d'ici 2018 ».
Concernant l’éducation, le ministère explique que 23 conventions « ruralité » départementales ont été signées pour concevoir, avec les élus, l’évolution du réseau des écoles en milieu rural et améliorer l’offre éducative. De plus, « 38 sont actuellement en projet ». Un sujet qui intéresse les maires en premier lieu. Même si l'AMF considère qu'une réflexion sur une meilleure répartition des moyens de l'Education nationale est « pertinente », l'association « s'inquiète des contreparties demandées par l’Education nationale dans le cadre des conventions déjà signées ou en voie de l'être ».
L'accès à la téléphonie mobile constitue aussi une autre priorité fixée en 2014 lors des Assises de la ruralité. « 3 600 centres-bourgs issus du programme « zones blanches » seront ainsi couverts en 3G d'ici mi-2017 », indique le ministère. Pour les derniers sites recensés, l'Etat prend en charge les coûts de construction des pylônes, « soit un investissement de 30 millions d'euros ». En dehors des centres-bourgs, le gouvernement a annoncé avoir obtenu l'engagement par les opérateurs de couvrir 1 300 sites sur une période de cinq ans.
Enfin, en ce qui concerne les réseaux numériques, « 50 % des bâtiments du territoire français » disposeront, fin 2016, « d'un accès à très haut débit, avec un an d'avance sur les prévisions », selon le ministère.

