Les départements réitèrent leur demande de report du projet de loi NOTRe
Les départements proposent par ailleurs que « sur les trois types de territoires identifiés par le Premier ministre, les conseils départementaux puissent expérimenter, avec les métropoles et les intercommunalités, de nouveaux modes d’exercice des compétences de proximité et de solidarité ». Ils se disent également « favorables à ce que la réforme territoriale permette de rationaliser et de rendre plus lisible l’action publique ».
Les mots d'ordre du gouvernement sont « la simplification, les économies, la réduction du millefeuille (...) La simplification, chiche ! » s'est ainsi exclamé hier devant la presse Claudy Lebreton, le président de l’ADF, après une réunion du bureau de l'association. Il y a en France 13 388 syndicats intercommunaux et départementaux (eau, assainissement, électricité, etc, le plus souvent à l'échelle intercommunale, qui représentent 16,5 milliards d'euros de dépenses, a-t-il dit. « Repensons leurs compétences, supprimons-les, en les intégrant dans les administrations intercommunales ou départementales, selon les cas », a-t-il proposé. Selon le président de l’ADF, cela permettrait « au mois 3 à 4,5 milliards d'économies ».
Dans le même souci, l’élu a suggéré que les services départementaux d'incendie et de secours, dépendant à la fois de l'État et des conseils généraux, deviennent « un service départemental » sous l'autorité unique des conseils généraux.
Le président de l'ADF a aussi rappelé que son association restait « hostile » au transfert, depuis les départements vers les régions, des routes, collèges et du transport scolaire. Le transfert aux régions des collèges, « c'est 120 millions d'euros au bas mot » de coûts supplémentaires, selon lui.
Claudy Lebreton ne s'est cependant pas montré inquiet pour l'avenir immédiat des conseils généraux, la réforme les concernant ne devant intervenir qu’après 2020 . « D'ici 2020, on a l'assurance que les conseils généraux ne seront pas supprimés », a-t-il souligné. Et « qui sera président en 2017, qui sera Premier ministre en 2018/2019 ? » a-t-il lancé. « Parce que les régions vont s'éloigner du citoyen » en s'agrandissant, « le département s'impose comme collectivité de proximité », a-t-il enfin estimé.
L'ADF tiendra son congrès annuel les 6 et 7 novembre prochains à Pau et a reçu « l'assurance de la venue du Premier ministre pour la clôture des travaux ».
Télécharger les propostions des présidents des conseils généraux.

