Les demandes d'asile ont augmenté de 18% depuis le début de l'année
Ce rapport confirme des grandes lignes d'un tableau déjà bien esquissé en janvier : 80 075 demandes au total avec une répartition géographique concentrée en Ile-de-France (41 %).
Depuis janvier « on est sur la continuité de l'année 2015, avec une poursuite de la hausse » mais « à des niveaux qui ne sont pas comparables à ceux de l'Allemagne », a précisé Pascal Brice.
Mardi l'Allemagne avait fait état d'une décrue des demandes d'asile depuis la fermeture de la route des Balkans et l'entrée en vigueur, fin mars, de l'accord UE-Turquie visant à tarir les flux migratoires : 16 000 demandeurs seulement sont arrivés en mai outre-Rhin, alors qu'ils étaient encore 90 000 en janvier - et plus d'un million l'an dernier.
« Il n'y a pas de crise de l'asile en France », souligne le directeur de l’Ofpra, même si le système reste « sous forte tension », avec les « situations particulières » notamment à Calais, Grande-Synthe et en région parisienne, qui « méritent de continuer à être très réactifs et à adapter le dispositif ».
L'an dernier, le tableau de la demande d'asile en France a été bouleversé par les conflits, et les principales nationalités ont été le Soudan et la Syrie (et non plus la République démocratique du Congo et la Chine). L'Afghanistan, qui n'était que 31e, est monté à la 10e place l'an dernier.
Cette tendance s'est poursuivie en 2016, avec dans le trio de tête des pays d'origine la Syrie (près de 3 000 demandes), le Soudan (2 600) et l'Afghanistan (2 500).
Par ailleurs le taux d'accord continue à augmenter, et 36,2 % des demandes ont obtenu une réponse positive au cours des cinq premiers mois de l'année. L'an dernier, ce taux s'élevait à 31,5 %, contre 28 % en 2014 (Ofpra + cour d'appel).
« Près de 75% des statuts de protection sont désormais reconnus dès l'Ofpra », alors qu'on était à moins de 50% il y a trois ans, souligne Pascal Brice. Parmi les nationalités les plus à même d'obtenir l'asile, on trouvait l'an dernier l'Irak (97,9 %), la Syrie (96,9 %) et la Centrafrique (88,7 %). (AFP)
Télécharger le rapport 2015 de l’Ofpra.

