L'impact sur les jeunes de tout projet de loi et texte règlementaire sera désormais évalué
Le Premier ministre, Manuel Valls, y indique ainsi à ses ministres et ses secrétaires d’Etat que l’analyse des impacts devra être conduite « au regard des enjeux fondamentaux que représentent l’égalité entre tous les jeunes, la justice intergénérationnelle et la non-discrimination dans l’accès aux droits et aux services publics ». Elle devra « nécessairement intégrer une dimension prospective, les dispositions prises ayant des effets non seulement pour la jeunesse d’aujourd’hui mais également pour celle de demain » .
Un mémento portant sur la mise en œuvre de la « clause d’impact jeunesse », rédigé par le secrétariat général du gouvernement et le ministère chargé de la Jeunesse, précise que la tranche d’âge 16-25 ans a été retenue pour définir la jeunesse. Toutefois, il recommande d’être « attentif » aux 25-30 ans.
Ce mémento rappelle que les membres du gouvernement devront donc vérifier que le texte règlementaire ou que le projet de loi envisagé « ne contient pas de mesure de discrimination à l’égard des jeunes, sous la forme en particulier de l’édiction d’une barrière d’âge qui ne serait pas justifiée ». Ainsi, ils devront mettre en place des « mesures compensatoires » s’il existe « un écart qui n’est pas justifié » entre l’impact du texte sur les jeunes et sur les adultes. Il devra être aussi évalué si le texte renforce « l’accès des jeunes à l’autonomie ».
Consulter la circulaire.

